L'hyper-connectivité de l'autre côté de la Méditerranée
- Dans les yeux d'Emilie

- 27 mars
- 1 min de lecture
A l'heure de l'hyper-connexion, de la 5G, de la fibre, du tout-informatique, on oublie que dans les deux tiers 2/3 des pays du monde, les gens ont des smartphones mais pas accès à l'eau potable: la modernité et le mode de vie de la triade Etats-Unis- Europe-Japon ne font pas loi et ne sont pas la norme. Et tous ces outils qui deviennent indispensables à nos vies, si bien qu'on fait l'autruche sur la pollution qu'engendrent leur fabrication et surtout la sauvegarde de toutes nos données informatiques et de nos échanges virtuels- ces outils creusent un peu plus les inégalités.
Au Cap-Vert, ce mois-ci, il y a des problèmes pour recharger les forfaits téléphoniques: "ka ten saldo"= " il n'y a pas de forfait". Du jamais-vu me semble-t-il depuis que j'y suis. Ne me demandez pas pourquoi, je n'y suis pas et n'ai pas les compétences techniques pour l'expliquer, mais c'est un fait. De même, cette semaine, plusieurs administrations de la capitale étaient paralysées parce que les systèmes informatiques étaient trop lents ou même ne fonctionnaient pas: "systema ka sta""= "pas de réseau/pas de système". Et comme on ne sait plus prendre un papier et un stylo pour compenser et écrire à côté de l'ordinateur ce qui est possible, ou parce qu'on les données sont dans l'ordinateur ou parce que même si on écrit, le document ou la démarche seront sans valeur officielle - tout est sur pause.
Le tout-vite d'internet et de l'informatique n'accélère pas les démarches pour tout le monde...
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